• Laetizia Barreto

Samain, la fête celtique qui marque le temps noir

Vous aimez suivre le cycle de la lune, vous êtes sensibles aux changements de saison et vous aimez les rituels en lien avec la nature? Alors cet article intéressera votre sorcière intérieure.

Dans le folklore celte, l'année était composée de deux saisons, une saison sombre et une saison claire. Samain ou Samhain en gaélique écossais marque à la fois, la fin de l'année celtique et le début d'une nouvelle année qui commence par la période du Temps Noir. Aujourd'hui, on situe cette ancienne tradition à la nuit du 31 octobre jusqu'à la fin du premier novembre de notre calendrier, au même moment qu'Halloween.


Une célébration hors du temps


Dans la mythologie irlandaise, Samain célèbre également une notion de passage entre le monde des vivants et l'Autre Monde, là où réside les dieux et les défunts. En Europe, novembre était aussi le mois qui annonçait es dernières récoltes et réserves avant l'arrivée de la neige et avec elle, les difficultés d'accès vers les autres, voisins et ami.e.s. Une fête de transition qui n'appartient ni à l'année qui vient de s'écouler, ni à celle qui va débuter.


Chez les anciens celtes, c'est un jour en dehors du temps qui permet aussi aux défunts, non réincarnés de passer le voile du vivant pour y retrouver les lieux et les personnes chers à leur cœur. Le monde des ombres était propice à la magie et donc, à la connexion avec les morts, les fées et les sorcières. Dans leurs croyances mystiques, les celtes imaginaient que les âmes des personnes décédées revenaient errer autour des foyers où ils avaient vécu, ainsi, ils laissaient la porte ouverte et plaçait des lanternes le long du chemin pour les guider, un peu à l'image du dìa de los muertos du Mexique.


Fêter la mort


La vision celte de la mort n'était pas négative et faisait partie intégrante du cycle de la vie. En effet, la mort était considéré comme un portail menant vers la renaissance et la vie. D'ailleurs, la nature et les saisons illustraient parfaitement cette philosophie. Samain était l'occasion de faire un festin entre proches et célébrer la chaleur des foyers. La tradition voulait aussi que l'on garde une place à table et un plat pour les proches déjà partis dans l'au-delà.


Aujourd'hui, c'est l'occasion de prendre le temps et de créer son propre rituel. Il est important de marquer le passage vers l'hiver et vers un rythme plus lent. Bien que nos quotidiens peuvent être effrénés, l'automne représente une période d'introspection et de nettoyage émotionnel. Samain peut se célébrer seule en méditant et en honorant ses proches décédés ou alors en compagnie autour d'un feu, d'un bon repas, de jeux et de rires.