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Cosmic Boss [Ep3] - Rencontre avec Marie Haenni

Cosmic Sisters, c’est un concentré de good vibes pour être la meilleure version de soi-même. Et pour davantage d’inspiration, une fois par semaine, on vous présente une sister entrepreneuse qui assure. Quelle meilleure période que le printemps pour vous parler de femmes inspirantes et épanouies?

Marie Haenni bijoutière La Troisième

Marie Haenni, bijoutière


Marie a réalisé un rêve d’enfant en se consacrant, en plus de son rôle d’enseignante, à la bijouterie. La neuchâteloise s’est improvisé un atelier dans son sous-sol où elle déconnecte de son mental à mille à l’heure en créant des objets précieux à l’esthétique fine et élégante.


LATROISIE M E voit le jour en mai 2020, c’est la marque et la boutique en ligne que crée Marie, après les encouragements de son amoureux et de son ancienne patronne, bijoutière qui la formée aux bases du travail de l’argent. Perfectionniste, sensible à une beauté épurée et douce, notre Cosmic Boss de la semaine nous ouvre les portes de sa passion.


Comment es-tu devenue bijoutière?


Quand, enfant, on me demandait quel métier je voulais faire plus grande, je répondais bijoutière. Petite, je faisais des bijoux en perle de rocaille et je les vendais sur des petits marchés pour enfants. (Rires) Je ne pensais pas que je pouvais me destiner à ce métier pour de vrai. Pourtant, il y a quelques années, j’ai eu vraiment envie d’investir ma personne dans quelque chose de manuel et j’ai décidé de chercher une formation dans la bijouterie que je n’ai pas trouvée…


Pourquoi? N’existe-t-il pas de formation de bijoutière en Suisse?


Oui, mais c’est soit un apprentissage, soit un cursus en école d’arts, toujours à 100% avec des gens plus jeunes. Je trouvais difficile d'adapter ma vie professionnelle à une telle formation. Je sais qu’en France, il existe des écoles ouvertes à tous genres de profils, mais en Suisse ce sont vite des formations privées, donc extrêmement chères.


Quel parcours as-tu suivi alors?


Il y a deux ans, j’ai fait une formation d’un week-end sur une technique précise en bijouterie. J’ai remarqué que j’étais assez à l’aise et que j’avais pris énormément de plaisir à faire cela. Ça été le déclencheur pour poursuivre les démarches de me former dans ce domaine. J’ai réussi à me faire engager chez une bijoutière de la région pour faire des petits travaux et apprendre les bases du travail de l’argent dans sa bijouterie. Je faisais partie de la chaîne de production et je tenais la boutique, comme une employée.


Quand as-tu décidé de lancer ta marque?


Au départ, je voulais simplement apprendre à faire, mais technique après technique, je voulais toujours en apprendre plus. Comme c’est une discipline assez chère, l’évidence s’est imposée: vendre mes bijoux au lieu de les stocker dans mon atelier. Grâce au soutien de mon amoureux et de mon ancienne patronne, qui m’a donné l’opportunité de vendre mes créations dans sa bijouterie, ça m’a motivée à faire les démarches qui rendent la vente possible. À savoir, avoir une marque, réfléchir à mon image, être administrativement enregistrée et aux normes.


Pourquoi LATROISIE ME ?


Parce que tu peux avoir une réponse différente pour chaque personne qui te demande! Quand je fais des marchés, je m’amuse à répondre à la tête du client. Au fond du fond, c’est parce que je suis la troisième de ma fratrie et j’aime bien ce statut. Ça fait partie de moi d’être la troisième.



Quel a été le plus gros challenge?


Le fait d’assumer que je faisais quelque chose de très manuel, en contraste avec mes études très littéraires et de devoir montrer mes créations aux gens que je connais. Après un an de ventes, ce sentiment s’est un peu calmé parce que j’ai réalisé que j’avais des clients et qu’il y a des gens qui donnent du crédit à mon travail.


Quelle expérience de vie appliques-tu au business?


Je pense que c’est d’être franche avec ce que j’offre de moi-même. Moi, je suis comme ça et voilà ce que je propose et ça peut résonner chez quelqu’un ou non.


Quelle est ta philosophie?


La vie, c’est pas grave et c’est maintenant. Souvent, j’ai tendance à trouver les choses graves alors que non. Ça t’enlève d’un coup les angoisses du futur et de l’intensité des évènements qui t’arrivent.


Une femme qui t’inspire?


Ma meilleure amie, Marie. Elle est fabuleuse car elle est très indépendante et avec succès. La souplesse et la force avec lesquelles elle aborde la vie m’impressionnent. Je trouve qu’elle vit sa vie avec brio.


Une chanson qui booste ta créativité?


Alice Phoebe Lou – Orbite, son personnage et tout ce qu’elle fait est inspirant pour moi.


Quel conseil donnerais-tu à la Marie d’il y a dix ans?


Laisse toutes les portes ouvertes.


Quels sont tes futurs projets?


Trouver un lieu extérieur à chez moi pour travailler et pour accueillir des clients.


Si vous avez hâte de découvrir les magnifiques créations de Marie, vous pouvez les retrouver sur sa boutique en ligne, www.latroisieme.ch ou sur son Instagram @latroisie_m_e.


Interview par Laetizia Barreto